Le rêve est mon seul échapatoire.
J'étais photographe. En France. J'étais fane d'Indochine ainsi que Depeche Mode. Je vivais dans mes rêves et ne survivais que grâce à eux. J'arrive à vivre de mon métier même si je viens de commencer. On me dit que j'ai de bonnes idées et que je suis créative. Je vis dans un studio à Strasbourg avec mes meilleures amies, Anne et Jéhanne. Nous avions toutes les trois 18 ans et nous nous connaissions depuis 7 ans. Notre rêve était de pouvoir un jour vivre à New-York, Jéhanne et Anne dans la mode. Elles y arriveront. Je n'ai pas de petit copain. Pour l'instant je me concentre sur ma carrière. Je travaille la plupart du temps pour des agences de pub, il m'arrive aussi de couvrir des concerts pour les journaux. J'ai aussi déjà travaillé pour des petits groupes de musique qui tentent de se faire connaitre. Il y a pas longtemps j'ai envoyée des clichés au groupe Indochine, ils cherchaient des collaborations pour la pochette de leur nouvel album. Quelques mois après cet envoi, Peggy M. m'appelle sur mon portable et m'annonce la nouvelle. Je participerais à la confection de la pochette, et de la campagne de promotion. Je tombe en larme. Mon vieux rêve venait de se réaliser. Deux jours plus tard, je sautais dans un train direction Paris. Le jour même je rencontrais les personnes qui me faisaient rêver depuis plus de 8 ans. Bien sur je n'ai pas pu retenir mes larmes. Je parlais de mes idées avec Nicola et Peggy. Ils approuvaient fortement. Nous avions les mêmes références, nous savions exactement où nous voulions aller. Pendant un peu plus d'un mois je travaillais avec le groupe. Je vivais des moments intenses en leur compagnie. C'était sûrement une des étapes les plus heureuses de ma vie, les plus riches. Pendant un mois je vivais dans un rêve. Quand j'ai du me réveiller, je voyais la vie différemment, désormais je croyais en se que je faisais. Je les accompagnais sur leur tournée, leur donnais même des idées pour les vidéos projetées et les décors. Finalement j'avais signé un contrat moral avec eux. Mais il me restait encore un petit rêve. Je voulais rencontrer Depeche Mode. Avec les relations que je m'étais faîtes, je suis facilement arrivée à me procurer des places pour le concert au Stade de France. Avec ces places je pouvais aussi les rencontrer dans leurs loges après le concert. J'y suis allée avec Anne et Jéhanne. Ce n'était pas mon premier concert d'eux mais c'était encore et toujours surprenant. Comme avec Indochine, on ne peut le définir. Après trois heures de concert intense, Anne, Jéhanne et moi patientons devant la porte des backstages. Nous étions les dernières des fans privilégiés à pouvoir les rencontrer. Quand on nous ouvrit la porte, mon c½ur cessa de battre un instant. Je me souvenais de l'instant ou j'ai rencontré Indochine, le même sentiment. Là, je vis Dave, il était encore en tenu de scène, c'est-à-dire à moitié torse nu. Il sourit. Nos regards étaient figés. Mes amies se dirigeaient vers lui, moi je commençais à aller parler à Martin L. Quelques minutes après et quelques autographes plus tard, je serrais Dave dans mes bras. Il était très accessible. J'avais du mal à me séparer de lui. On se tenait la main quand il me parlait. Je le félicitais pour son concert. On parlait ensemble facilement, le sourire aux lèvres. Je lui parlais de mon métier. Il avait l'air intéressé. De plus il avait vu mes affiches pour Indochine. Il aimait. J'ai fini par lui donner mes coordonnées. Nous rentions à l'hôtel. Je marchais dans un rêve, cette nuit-là je ne dormi pas. Le lendemain nous rentions sur Strasbourg. La vie continuait, Anne et Jéhanne progressaient au niveau de leur carrière, elles avaient de plus en plus de contact, elles avaient même un contact à Miami. Moi j'étais toujours en contacte avec Indochine. Ils avaient parlés de moi donc j'enchainais les boulots avec des autres groupes, certes moins connus, mais c'était toujours aussi intéressant et bien payé. Les semaines passèrent. Un samedi matin, je reçu un mail. L'expéditeur était dgh@gmail.com . J'ouvris. C'était une invitation pour aller les voirs à Londres. Il me demandai d'enmener mon reflex. Trois semaines plus tard, je patientais devant les portes des basckstages.